L’humeur nostalgique qu’accompagnent les lumières automnales nous laisse en proie à une réflexion pleine de poésie. Cette dernière est un hommage rendu à ces hommes qui ont conduit, en tant que président de la Vème République, la nation française à ce qu’elle est aujourd’hui. Certains les accableront, d’autres les loueront ; mais on ne peut leur ôter l’honneur et le courage de mener à bien une telle mission dans le fracas des mouvements sociaux et les bouleversements sociétaux qu’ont pu connaître notre pays ces cinquante dernières années. 

A ce grand Monsieur qu’était Charles de Gaulles, au regretté Valéry Giscard d’Estaing qui nous a quitté en ce mois de décembre, à tous ces présidents acclamés ou déchus selon les familles et les opinions. 

Hommage 

Douce République, tes champs de liberté 

Perdent peu à peu leurs éclats printaniers, 

Tes anciens généraux s’éteignent doucement 

Signant à jamais la page d’un autre temps. 

On voit ici un grand bonhomme et un képi 

Là, un écrivain aux allures rajeunies 

L’un incarne respect, droiture et dévouement 

L’autre est apporté par le vent du changement. 

Certains se font oublier parfois accuser, 

D’avoir voulus manger le gâteau tout entier. 

D’autres encore débattent à la télévision, 

Président ou Ministre, une réplique et un ton. 

Ces hommes d’histoires se perdent maintenant 

Dans le dédale des livres et souffrent le carcan 

De leur liberté à jamais évanouie. 

Ils laissent derrière eux une société pleine d’envie 

De continuer à avancer au flambeau, 

Eclairé par toutes ces âmes de là-haut 

Qui parent de leur solennelle figure, la nation 

Toute entière et nourrissent notre imagination. 

Mais il nous faut dès lors partout sonner le gong 

La misère est encore grande et la marche longue, 

Chacun a sa place et chaque vote compte : 

Nos opinions ne doivent pas se couvrir de honte. 

C’est ainsi que s’ouvre une nouvelle page 

Où désormais nous pouvons dire : « Nous sommes en âge. » 

De prendre enfin notre avenir entre nos mains 

En ne remettant jamais nos rêves au lendemain. 

  

-Maxime Frizon

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