26 novembre 2020, D10S s’en est allé. L’Argentine craignait le pire pour Diego qui sortait à peine d’une opération à hauts risques.  

Certains sont touchés par la grâce dès leur naissance, et Maradona est un des leurs.  

Le 30 octobre 1960 naît Diego Armando Maradona, dans les environs de Buenos Aires. Ses parents ne le savent pas encore, mais ils sont les géniteurs d’un génie qui bouleversera la vie de millions de personnes. 

Diego est en réalité ce qu’on appelle un “crack”, terme aujourd’hui un peu trop galvaudé. Son touché de balle, son agilité, et sa vitesse attirent les caméras nationales. Nous sommes en 1972, et le pays entier fait connaissance avec ce gamin. Les plus beaux éloges viennent de son petit frère, qui, à travers ses mots, explique et annonce au monde que Diego est différent. 

“Diego est un phénomène. C’est mon meilleur ami, mon meilleur frère. […] Mon frère est un Martien” 

Pro à 16 ans avec l’équipe d’Argentinos Junior, premier match avec l’Albiceleste au même âge : Diego bat des records de précocité. Il portera les couleurs de Boca Junior avant d’effectuer le grand saut en rejoignant la Catalogne et le FC Barcelone en 1982.  

 

Loin de moi l’idée de comparer les époques, mais d’après nos anciens, Diego volait sur le terrain, il était en avance, c’était un virtuose. Là où les autres joueurs semblaient lourds, El Pibe de Oro était virevoltant, en avance sur son temps, son époque. 

 

La consécration viendra en 1986 : Diego survole le mondial avec en apothéose ce quart de finale hors du temps. Deux moments de grâce qui encore aujourd’hui restent inexplicables, deux moments où le peuple argentin a vibré comme jamais. Les images sont gravées dans la mémoire collective. Deux chefs d’oeuvre : un second but digne d’un descendeur de ski, agile, puissant mais à la fois si léger… Diego possédait ce je ne sais quoi qui différencie les génies du commun des mortels, ce talent inné qui permet de faire l’inimaginable. Fourbe comme sa petite taille le laissait deviner, la main de Dieu avait déjà planté le décor de son oeuvre ce jour là. 

Nous n’évoquerons pas les dérives et la déchéance du mythe, de l’idole, mais Diego de Buenos Aires à Naples qui a su gagner le coeur des gens, donner du plaisir, soulever les foules. Diego a fait battre le coeur de milliers de gens à travers son sport. 

Merci Monsieur. 
 

Diego avait conquis le coeur des Argentins, et ces derniers se sont massés devant sa dépouille pour montrer leur gratitude envers celui qui leur a tant apporté. Diego s’en est allé, rappelé par les Dieux du Foot, mais on vit aussi longtemps que la dernière personne qui se souvient de nous. Diego est immortel. 

Joueur de génie, amoureux de la vie, el Ultimo diez Diego est parti 

Grande Diego y Gracias Idolo 

 

Share Button